Le Manta d’Yvan Bourgnon : le bateau révolutionnaire pour nettoyer l’océan de plastique

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Afin de participer au nettoyage du continent de plastique représentant 6 fois la taille de la France en plein Océan Pacifique, le Manta d’Yvan Bourgnon et de The Sea Cleaners prendra le large dès 2022. Un bateau révolutionnaire à plus d’un titre capable d’engloutir et de traiter non moins de 250 tonnes de déchets plastiques.

Le Manta et son défi écologique de premier plan

La pollution par les déchets plastiques des mers et des océans est devenue un défi écologique majeur. Un continent de plastique représentant six fois la taille de la France flotte dans l’océan Pacifique. Les conséquences sur la faune et la flore étant des plus graves.

Le Manta est dans ce contexte une solution prometteuse, très prometteuse même. Ce gigantesque quadrimaran large comme un terrain de foot et dépassant l’Arc de Triomphe de plus de 10 mètres a été spécialement conçu pour aller collecter et traiter ces macro-déchets de plastique directement sur place. Il s’agit même du tout premier navire hauturier du genre, capable de naviguer en haute-mer et pas seulement le long des côtes. Il sera en mesure d’engloutir non moins de 600 mètres cubes de plastique, soit 250 tonnes de déchets.

Le Manta fait le plein de technologies novatrices voire révolutionnaires. Il agira ainsi telle une usine flottante de collecte, de compactage et de stockage des déchets via trois collecteurs innovants installés entre les coques du navire. Les déchets seront ramenés à bord avant d’être triés manuellement. Ils seront ensuite acheminés vers un tapis roulant afin de mettre de côté les matières plastiques valorisables et celles qui ne le sont pas mais qui seront compactées en balles d’1 mètre cube. Deux grues de grande puissance sont embarquées afin de sortir de l’eau les déchets plastiques les plus lourds et volumineux tels des filets de pêche.

Au final, le Manta pourra stocker 250 tonnes dans ses coques avant d’être acheminés vers des unités de recyclage sur terre.

Un système d’émission sonore permettra d’éloigner les cétacés et poissons afin de protéger la faune marine lorsque le bateau croisera à environ 2 nœuds, lors des phases de collecte.

Un quadrimaran bourré d’énergie renouvelable

L’autre grande avancée technologique du Manta réside dans les nombreux dispositifs de création et d’utilisation d’énergie renouvelable.

Il est doté d’une propulsion hybride entre voiles d’un côté et moteurs électriques de l’autre, des moteurs alimentés par des panneaux solaires, des éoliennes et des équipements capables de produire de l’hydrogène par électrolyse de l’eau. L’éolien et le solaire remplacent ici les moteurs diesel afin que le Manta affiche une empreinte carbone réduite à son minimum.

Le Manta représente à ce jour le tout premier navire collecteur de macro-déchets du genre. Un consortium d’entreprises de différents secteurs donnent forme au projet. En trame, on trouve l’association The Sea Cleaners, créée en 2016. Le Manta est toujours en cours de développement, et sa mise à l’eau est prévue pour 2022.